
Le Point consacre son dernier numéro à la question du QI et parle, naturellement, des travaux d’Alfred Binet. On y retrouve notamment une interview de notre secrétaire Alexandre Klein.
Le numéro est à découvrir ici.

Le Point consacre son dernier numéro à la question du QI et parle, naturellement, des travaux d’Alfred Binet. On y retrouve notamment une interview de notre secrétaire Alexandre Klein.
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Alfred Binet : Histoire des instruments et psychologie expérimentale
20 HS • 2019
Colloque BNF/ Société Binet-Simon
Sous la direction de Bernard Andrieu et Serge Nicolas

Notre vice-président Serge Nicolas sera à Nancy le 22 mars prochain pour présenter ses travaux sur l’École de Nancy dans le cadre d’un colloque sur Hippolyte Bernheim. le programme du colloque est disponible ci-après :
Hippolyte Bernheim (1919-2019) et l’École de Nancy. Cent ans après, quelle place pour l’hypnose ?

Dans le dernier numéro de la revue Recherches & éducations, Alexandre Klein publie une retranscription, annotée et introduite, d’un article oublié d’Alfred Binet sur les rayons X paru dans Le Temps le 27 janvier 1896 sous le titre « La photographie à travers corps opaque et la télépathie ». Dans cet article, Binet s’interroge sur cette découverte du Dr Röntgen et sur le problème de la vision à travers des corps opaques et la photographie des spectres.
Alfred Binet, les rayons X et les spirites. À propos d’un article oublié dans les pages du Temps.
Serge Nicolas vient de dévoiler, dans le hall de l’Institut de psychologie de l’Université Paris Descartes à Boulogne-Billancourt, deux panneaux d’exposition retraçant le parcours de Binet à travers ses œuvres. Des exemplaires originaux des principales publications du psychologue sont ainsi présentés accompagnés d’explications sur leur contenu, leur portée ou leur origine. Une exposition à découvrir !



Le dernier numéro de la revue Recherche en soins infirmiers publie un article d’Alexandre Klein consacré au parcours de Théodore Simon et en particulier à son engagement pour la formation du personnel infirmier d’asile. À lire pour (re)découvrir la carrière et les réalisations oubliées de celui qui fut le président de notre Société pendant près de 50 ans.

Alexandre Klein
Recherche en soins infirmiers, 2018/4 (N° 135), pages 91 à 106
Célèbre pour avoir créé, avec le psychologue Alfred Binet (1857-1911), la fameuse Échelle métrique de l’intelligence, le psychiatre Théodore Simon (1873-1961) fut aussi, on le sait moins, un acteur central de la professionnalisation des infirmiers et infirmières d’asile en France. Depuis le manuel engagé qu’il publia en 1911 jusqu’à la revue, très explicitement intitulée « L’Infirmier Psychiatrique », qu’il créa en 1953, en passant par l’école spécialisée qu’il fonda puis dirigea de 1946 à 1957 à l’hôpital Maison Blanche de Neuilly-sur-Marne, Simon a œuvré durant toute sa carrière pour la reconnaissance et la formation de ceux qu’il voyait comme de véritables collaborateurs. C’est ce que nous montrerons dans cet article qui se propose, en revenant sur le parcours oublié de ce médecin d’asile militant, de mettre en lumière son engagement en faveur de la professionnalisation du personnel infirmier en psychiatrie.

Alexandre Klein vient de faire paraître, dans un volume dirigé par Florence Fix sur les Représentations du corps souffrant (Octarès 2018), un article sur la folie dans le théâtre de Binet. Intitulé Nous sommes tous, plus ou moins, sur les frontières de la grande folie ». La représentation de l’aliénation dans le théâtre d’épouvante d’André de Lorde et Alfred Binet, cet article analyse sept des pièces auxquelles Binet et De Lorde ont collaborées (L’Obsession, Une Leçon à la Salpêtrière, L’Horrible expérience, L’Homme Mystérieux, Les Charcuteurs, Les Invisibles, Les Infernales ou Crime dans une maison de fous), afin de détailler les représentations de l’aliénation qui sont mises en jeu par les deux dramaturges.
À noter que Bernard Andrieu collabore également à ce volume, mais avec une contribution de philosophie du corps sur le malade immersif, sans lien avec Binet ni avec la Société.
Dans le cadre du Deuxième colloque de la SFHSH, qui aura lieu à Paris du 26 au 28 septembre prochain, Laurent Gutierrez et Alexandre Klein organisent un symposium sur Théodore Simon, et plus particulièrement sur son œuvre psychopédagogique. Vous trouverez le programme de ce symposium ci-dessous :
Théodore Simon (1873-1961) : Promoteur de la psychopédagogie expérimentale à travers le monde
Symposium organisé par Laurent Gutierrez (Université Paris Nanterre) et Alexandre Klein (Université Laval)
Deuxième colloque de la SFHSH
Paris, vendredi 28 septembre 2018
Salle BS1_05
54 boulevard Raspail
10h00-12h45
Longtemps ignorée et jusqu’alors très peu étudiée, l’œuvre de Théodore Simon reste méconnue, au-delà de sa célèbre collaboration avec le psychologue Alfred Binet (1857-1911). Pourtant, ce médecin d’asile a eu une carrière importante, contribuant au développement tant de la psychiatrie infantile qu’à l’affirmation de la psychologie et de la pédagogie expérimentales, à la formation des infirmier(e)s et des enseignant(e)s ou à l’enseignement de la psychométrie et de l’anthropologie biologique. Savant et auteur prolifique, membre de nombreuses associations et créateur de plusieurs journaux scientifiques originaux, il a consacré sa vie à étudier, d’un point de vue expérimentale et organiciste, les mystères de l’âme humaine et à former celles et ceux qui se destinaient à les prendre en charge. Dans le cadre d’un projet de recherche visant à sortir son parcours et ses apports de l’oubli, nous nous proposons d’aborder dans ce symposium différents aspects de sa contribution au développement des sciences humaines, et plus particulièrement de la psychopédagogie.
Après une présentation des différentes facettes de cet auteur suivie d’une mise en perspective qu’offre l’étude de la carrière de Théodore Simon (L. Gutierrez et A. Klein), nous aborderons successivement ses travaux sur la prise en charge des enfants arriérés mentaux (C. Dorison), sa conception de l’orientation scolaire (J. Martin), son engagement en faveur de la formation des enseignants (L. Gutierrez) et, enfin, sa contribution à l’installation et au développement des tests d’intelligence sur le continent américain (A. Klein et M. Vergnon). Nous pourrons ainsi préciser l’importance de sa contribution au champ, émergent dans le premier tiers du XXe siècle, d’une psychopédagogie allant de l’étude expérimentale des sujets humains à la formation de leurs futurs encadrants.
10h-10h30
Mise en perspective historique de l’œuvre de Théodore Simon
Laurent Gutierrez (Université Paris Nanterre) & Alexandre Klein (Université Laval)
10h30-11h
Théodore Simon et les enfants anormaux
Catherine Dorison (Université de Cergy-Pontoise)
11h-11h15
PAUSE
11h15-11h45
Théodore Simon et la question l’orientation scolaire
Jérôme Martin (CRTD-CNAM)
11h45-12h15
Théodore Simon et la formation des enseignants
Laurent Gutierrez (Université Paris Nanterre)
12h15-12h45
Théodore Simon et l’Échelle métrique de l’intelligence en Amérique du Nord
Alexandre Klein (Université Laval) et Marie Vergnon (Université de Caen Normandie)
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Notre vice-président Serge Nicolas a contribué à la nouvelle exposition du Musée d’Histoire de la Médecine de Paris “La mesure de la vie mentale & les Premiers Instruments Emblématiques de la Psychologie de Laboratoire”
À découvrir jusqu’au 29 septembre prochain.
Exposition
Commissaire d’exposition : Yvan BROHARD, Chargé de mission Art & Science de l’Université Paris Descartes
L’esprit de cette exposition est de présenter au public quelques anciens instruments de la psychologie parmi les plus emblématiques et les plus curieux que l’Université Paris Descartes possède dans les riches collections de l’Institut de psychologie et du Musée d’histoire de la médecine. On pourra y admirer certains appareils construits par les firmes allemandes et françaises de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, dont il n’existe souvent plus aucun exemplaire connu dans le monde mais que le visiteur pourra ici contempler à loisir. Cette exposition s’inscrit résolument dans une politique de valorisation scientifique du patrimoine instrumental de l’Université Paris Descartes et ancre la psychologie française actuelle dans un passé glorieux.
Serge NICOLAS
Professeur de psychologie expérimentale et d’histoire de la psychologie à l’Université Paris Descartes
Membre senior de l’Institut Universitaire de France.
Dix ans après la parution du premier volume et sept ans après la parution du second parait finalement le troisième volume de la correspondance d’Alfred Binet, édité par Alexandre Klein. On y découvre tout d’abord les lettres familiales ainsi que de nombreuses photographies personnelles issues du fonds Alfred Binet de la BNF. La seconde partie reproduit les échanges entre Théodore Simon, qui répond au nom de la famille Binet, et le psychologue américain Henry H. Goddard autour de la traduction des tests de Binet aux États-Unis. L’ensemble nous offre une plongée inédite dans l’intimité d’Alfred Binet ainsi que dans les tractations qui ont conduit son nom à être internationalement connu.
Édition, introduction et notes d’Alexandre Klein
Préface Guy Avanzini
Broché – format : 13,5 x 21,5 cm
31 janvier 2018 • 126 pages
ISBN : 978-2-343-13830-5
Cet ouvrage consacré à la correspondance d’Alfred Binet s’intéresse aux archives familiales. Il présente tout d’abord une série de lettres échangées entre les différents membres de la famille Binet entre 1883 et 1915. Il rassemble ensuite les échanges entre Théodore Simon (1873-1861) et le psychologue américain Henry H. Goddard (1866-1957) autour de la demande de traduction des travaux de Binet sur la mesure de l’intelligence, adressée dès 1911 par Goddard à Laure Binet (1857-1922), la femme du psychologue alors récemment décédé. Ce double corpus inédit nous permet d’aborder Alfred Binet sous un angle plus intime et personnel, mais aussi de retracer précisément la réception américaine de son oeuvre, qui fut la source du succès mondial de son test d’intelligence. Il nous montre surtout comment le savant mêlait sans difficulté ses vies personnelle et professionnelle, au point de rendre difficile leur dissociation. Enfin, ce volume nous offre, notamment grâce aux nombreuses photographies qui y sont reproduites, une immersion rare dans la vie quotidienne d’une famille bourgeoise du xixe siècle, avec ses drames, ses joies et ses solidarités.